Bon, c’est l’heure : bon vent sailor, tu en as vu bien d’autres

Etrange néanmoins ce sentiment qui pourrait ressembler à de la frustration.

Pour une fois, je vais être livré aux choix du chirurgien qui décidera de mon corps, de moi, de mon devenir peut-être, sans que je puisse donner mon avis sous anesthésie :

-“On ouvre, on prélève, on analyse et on enlève tout ce qui peut dégénérer “

Dépossédé de mon libre arbitre, de mes choix, pas toujours heureux mais que j’assume sans état d’âme

Je deviens une chose, un objet, un sujet à traiter parmi tabt d'autres

Un coup de blues me fait réceptif au refrain  de la chanson de Calogéro :

“Toi mon frère dis moi pourquoi
La vie continue sans moi
Dis moi pourquoi j'étais là
Un jour au mauvais endroit
Les cafés, les cinémas
Je n'y retournerai pas
Ma vie s'est arrêtée là
Un Jour au mauvais endroit“   

Bon, il est temps de faire retour à l’acceptation. C’est ainsi. J'ai mille choses à exprimer...mais à quoi bon. Ce qui est inéluctable..."Pour ce qui en vaut la peine bats-toi; sinon lâche prise" pour plagier Hans SELYE

Quelle galère encore quand même !

A bientôt, et, courage à tous ceux, toutes celles, qui sont sur le même bateau: je pense à vous

 

Le Galérien